les Royalistes

fidélité à la tradition politique capétienne de la la souveraineté de la France défense de l’identité française et de l’intérêt général Vexilla-Galliae


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    Date d'inscription : 06/02/2016

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    Message par Admin le Sam 6 Fév - 15:56

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    Qu’est-ce que la légitimité ? Le légitimisme est une doctrine politique s’appuyant sur le droit naturel pour reconnaître la primauté des lois fondamentales du royaume comme règles de succession de la monarchie catholique. L’idée de légitimité répond au double souci de justifier le droit au commandement des gouvernants, et le devoir d’obéissance des gouvernés. D’une certaine manière, comme le pensait Ferrero, elle est une exorcisation de la peur réciproque des dirigeants et des dirigés, une sorte de purification du pouvoir qui, une fois légitimé, se distingue de la force nue. Consacrant le titre au commandement du chef, la légitimité exprime pareillement, dans un mouvement réciproque, la subordination de ce chef au principe supérieur qui l’investit. Ce n’est pas le consentement du peuple qui fonde la légitimité du pouvoir, contrairement à ce qu’affirment les démocrates ; c’est parce qu’il existe un pouvoir légitime que ce consentement lui est acquis, et qu’il peut exercer paisiblement ses prérogatives, en obligeant les consciences. De même, et contrairement à ce que pensent les tenants d’une « théocratie royale », ce n’est pas le sacre qui fonde la légitimité : c’est parce qu’il préexiste un roi légitime que l’onction le consacre et le déclare à la face du monde dans sa relation de déférence envers la source divine de l’autorité. En France en effet, dans la doctrine de la monarchie « statutaire », telle qu’on la dégage à partir des XIVe-XVe siècles sous les Valois, le sacre n’était pas constitutif de la royauté. Le légitimisme est l’expression historique la plus ancienne de la recherche d’un pouvoir monarchique justifié, enté sur la légitimité. Originairement, le concept de légitimité fut lié à l’essence même de la tradition monarchique chrétienne. Pour aller plus loin sur la légitimité politique site Vive le Roy : http://www.viveleroy.fr/legitimite-et-royalisme-par-Guy Des lois fondamentales du royaume Les célébrations du millénaire capétien, présidées par le prince Alphonse de Bourbon, rappelèrent aux Français qu’il existe une institution garante de stabilité et vectrice d’un progrès politique constant. Cette institution c’est la monarchie. En Europe, les monarchies ne disposent plus que d’un rôle symbolique. Malgré cela, la fonction du roi dépasse celle d’un président de la république. Le monarque assume de façon plus évidente l’unité et la permanence des institutions. Les transformations des monarchies contribuèrent à affaiblir leurs prérogatives face aux parlements. Toutefois la stabilité et la continuité qu’elles assurent les auront préservées de la disparition. Dans une période d’alternance et de crise de la représentation, la stabilité politique et l’attachement du peuple à l’institution ne devraient-ils pas être l’alpha et l’oméga pour juger du bon fonctionnement de telle ou telle institution ? Comme le disait Guy Augé dans « Ultra » : « La notion de légitimité est au cœur de toute réflexion en philosophie politique parce qu’elle s’efforce de purifier le pouvoir, de le muer en autorité. L’obéissance aux puissances établies ne va pas de soi. Elle ne repose pas seulement sur la force. Il faut donc que soit acquise, par une forme de communion de l’intérieur entre gouvernants et gouvernés, une forme d’adhésion à un principe supérieur, qui transcende à la fois le chef et ses sujets. » Fruit de l’expérience politique de l’édifice législatif français, les principes de la monarchie trouvent leur essence dans les lois fondamentales du royaume, règles non écrites issues de la coutume . Ces lois fondamentales définissent un statut permanent et spécifique de la monarchie, elles assurent, à elles seules, la légitimité du pouvoir royal. Trois d’entre elles définissent aujourd’hui la loi de succession à la couronne de France. Ainsi, les lois d’hérédité avec primogéniture (XIIe siècle), celle d’agnation et celle de collatéralité (XIVe siècle) régissent la succession parmi les princes de la maison capétienne par voie héréditaire et ordre de primogéniture. Cette règle s’applique à l’infini au prince aîné ou à la branche collatérale aînée pour désigner le successible à la couronne de France. La sûreté de la succession à la couronne se matérialise dans la règle d’indisponibilité et de continuité de la couronne. Par cette loi, la succession au trône n’est ni patrimoniale, ni héréditaire, le successeur ne peut se dire héritier du roi défunt ou propriétaire de sa charge. Les successibles dépositaires de leurs charges se trouvent dans l’heureuse impuissance de désigner leur successeur et ils acquièrent un statut de droit public qui les empêchent de modifier la succession. Le successible se trouve dans l’incapacité d’abdiquer. Aujourd’hui, les lois fondamentales à la succession au trône de France désignent l’aîné des Bourbons, Louis XX, duc d’Anjou. Le prince Louis XX Né en 1974, il est le fils d’Alphonse de Bourbon, duc de Cadix. De nationalité française bien que résidant à Madrid, le prince est marié et père de famille. Conscient de son statut de successible à la couronne, il œuvre à la restauration d’une monarchie en France ; ses nombreux déplacements témoignent de son attachement au pays réel. Son discours du 24 septembre 2000 prouve son attachement à la monarchie traditionnelle : « Le souverain est celui qui exerce le pouvoir suprême, la souveraineté. Telle est bien la fonction sociale la plus haute et aucun État ne peut se passer d’un souverain. Le choix que l’on en fait décide de ce que sera le corps social et donne son sens à l’État. Les rois de France, mes aïeux, ont très tôt fixé leur doctrine : le roi souverain bénit par l’onction du sacre, selon une belle formule définie par les juristes « est empereur en son royaume ». Durant des siècles, pour concrétiser cette idée, ils ont dû lutter à la fois contre le danger de l’étranger, toujours prêt à vouloir imposer ses règles à la souveraineté nationale, et contre les périls intérieurs de ceux qui voulaient limiter la souveraineté du roi pour mieux dicter leurs lois… Aujourd’hui la question est loin d’être inactuelle et il me semble que vous avez tous conscience que le rôle des souverains est toujours aussi essentiel et qu’ils demeurent l’expression la plus sûre de la souveraineté et de la permanence de l’État. Ce devoir nous l’incarnons depuis que la France est France. Vous pouvez être assurés que pour demain, que pour les jeunes, qui avec moi auront à construire le nouveau siècle et à lui donner ses valeurs, je saurai prendre mes responsabilités et assurer l’héritage de la tradition. » Les objections avancées contre le successible par les héritiers de la Révolution française apparaissent à plus d’un titre infondées. Imposé par l’Angleterre à l’issue de la guerre de succession d’Espagne, le traité d’Utrecht prévoyait la renonciation de Philippe V à la couronne de France, pour lui et ses descendants. Ce traité se trouvait en parfaite contradiction avec les lois fondamentales selon lesquelles la couronne est indisponible : en effet, sa dévolution n’obéit pas aux règles de succession privées. D’autre part, les guerres subséquentes avec l’Angleterre rendirent les dispositions du traité inapplicables selon les règles du droit international. Autre objection soulevée encore aujourd’hui, « le vice de pérégrinité », invoqué par les orléanistes : ils affirment que les Bourbons-Anjou, du fait de leur nationalité espagnole, ne peuvent accéder au trône. Cette règle n’existe dans aucune des lois à la succession au trône de France, de plus, il existe des précédents dans l’histoire, comme l’accession de François II roi d’Ecosse, puis roi de France, mais aussi Henri III, roi de Pologne, et surtout Henri IV, qui était roi de Navarre. Ces précédents contredisent cette règle issue d’une conception révolutionnaire de la succession monarchique. Ce qu’est la monarchie traditionnelle Avant de définir l’institution la plus apte à relever les enjeux de notre société moderne, il convient de se référer à certains principes de science politique. L’étude de la science politique consiste à réfléchir aux principes qui constituent le gouvernement des États. Ces règles doivent diriger les gouvernements dans leurs rapports avec les personnes. Parmi toutes les sciences pratiques, Aristote place dans son traité « Les politiques » la science politique au-dessus de toutes les autres. La science politique considère le bien de la société civile ordonnée à une fin, en cela elle réalise les fins les plus hautes de la personne. Le philosophe antique considère l’homme comme « un animal politique », le seul à être doué de la parole et à être capable d’entretenir avec autrui des rapports d’utilité et de justice. De ce fait, la fin de l’individu n’est pas seulement de vivre, mais de vivre en harmonie avec autrui, autrement dit de bien vivre. Cette notion du bien vivre en commun se retrouve au XIIIe siècle chez saint Thomas d’Aquin qui précisera les valeurs de référence de l’engagement responsable pour le bien commun. Cette réflexion forme l’une des bases de la doctrine sociale de l’Église. Dans la France de l’ancien régime, le respect de règles coutumières s’applique pour faire régner la justice et le bien commun dans la communauté des chrétiens. L’institution royale s’engageait à maintenir un ordre fondé sur le respect du droit naturel et d’un droit transmis par Dieu aux hommes pour assurer leur salut. La monarchie de droit divin naquit avec le baptême de Clovis, dans la nuit de Noël 496. Par le miracle de la sainte ampoule, le Saint-Esprit descendit sous la forme d’une colombe pour remettre au roi, le saint chrême, symbole de l’onction divine lors de la cérémonie du sacre de tous nos souverains. Le monarque de droit divin est roi par la grâce de Dieu. Ainsi, il dispose d’une délégation pour appliquer la volonté divine. Ce respect d’une autorité supérieure le fait gardien d’un ordre social chrétien et dépositaire de la justice, mais aussi des lois et coutumes du royaume. « Si le seigneur n’édifie pas la maison, en vain travaillent les bâtisseurs ; si le seigneur ne garde pas la cité, en vain veille la sentinelle. » (Psaume 126,1)Cette fonction de lieutenant de Dieu apparaît tout particulièrement lors de la cérémonie du sacre. Au cours de cette cérémonie remontant au IXe siècle, le roi prête serment de protéger tout d’abord l’Église, et ensuite de conserver la loi et la justice dans son royaume. Le serment du XVIe siècle se formule ainsi : « Je promets au nom de Jésus-Christ, au peuple chrétien sujet à moi, ces choses. Premièrement que tout le peuple chrétien garderait à l’Église de Dieu, en tout temps la vraie paix par votre avis. Item que je défendrai toute rapines et iniquités et miséricorde, afin que Dieu clément et miséricordieux m’octroie et à vous sa miséricorde. Item, que de bonne foi je travaillerai à mon pouvoir, mettre hors de ma terre et juridiction à moi commise, tous les hérétiques déclarés par l’Église. Toutes les choses susdites, je confesse par serment. » Dans la plus ancienne monarchie catholique d’Europe, le roi acquiert, du fait de son rôle de protecteur des États pontificaux, le titre de fils aîné de l’Église. Avec l’avènement de la république, les historiens attribuèrent à la nation française le titre de « fille aînée de l’Église », et ce malgré l’abandon des engagements pris depuis Pépin le Bref. Le second engagement du roi de France portait sur le respect des lois et coutumes du royaume issues du rattachement des territoires à la couronne. La garantie des libertés et des franchises dépassait les libertés fondamentales actuelles puisque les privilèges de l’ancien régime s’étendaient à l’ensemble de la population, et pas seulement à la noblesse exempte d’impôts. Au nombre des privilèges de l’ancien régime, nous pouvons regretter le privilège des provinces accordant aux parlements de Bretagne et de Provence un partage des pouvoirs de décision. Certaines villes disposaient d’une autonomie incroyable, ainsi les cités de Marseille, de Bayonne et de Bordeaux se trouvaient administrées par une république indépendante du pouvoir central. Dans l’ensemble du royaume, les coutumes reconnaissaient aux corporations de métiers des droits protecteurs contre toute décision d’une autorité souveraine, et des exemptions fiscales susceptibles de favoriser l’activité économique de tel ou tel corps de métier. À la veille de la Révolution, même certains esprits libres saluaient l’équilibre et la paix qui régnaient dans l’ordre social d’une monarchie en constante évolution.

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